-Depuis le 14 mars 2008, plus de 70 manifestations au Tibet, pour l'essentiel pacifiques, ont été brutalement réprimées par le pouvoir chinois. Le gouvernement en exil a identifié plus de 200 morts tibétains.
-L'ensemble du territoire tibétain (25% de la Chine) a été interdit aux journalistes et aux étrangers. D'après les derniers témoignages: rafles, emprisonnements massifs, tortures et exécutions. Massacre à huit clos?
-Rappels:
-1913: Indépendance de facto du Tibet.
-1950: l'Armée Populaire de Libération envahit et occupe le territoire tibétain.
-1959: le Dalaï Lama est contraint de s'exiler en Inde.
-Lourdes pertes humaines: guérilla, tortures, emprisonnements, maladies, manque de soins, travail forcé. Ainsi, au Qinghai, 20% de la population tibétaine disparaît entre 1957 et 1963 contre 5% pour l'ensemble de la Chine.
-1959-1976: le Tibet devient un immense goulag (camps de rééducation par le travail, prisons, usage de la torture). Destructions des monastères (moins de 10 restent intacts).
-1987-1989: nombreuses manifestations pro-tibétaines pacifiques à Lhassa. Représailles violentes, plusieurs centaines de morts parmi les civils. 3000 arrestations, tortures infligées à 700 prisonniers d'opinion.
-1992: ouverture sans restriction de la Région Autonome du Tibet (RAT) aux migrants chinois.
-Depuis 1996: sessions obligatoires de "rééducation patriotique" pour les religieux, jusqu'à 18 jours/mois. Dénonciation forcée du Dalaï Lama, allégeance à la "Mère-Patrie".
-Depuis 50 ans, la Chine pille les ressources naturelle du Tibet (eau, faune et flore, minerais) et menace son équilibre écologique. Au moins 46% des forêts tibétaines auraient disparu.
-La Chine totalise plus de 80% des exécutions dans le monde.
Les vraies solutions:
-la reprise d'un dialogue réel avec le Dalaï Lama sur la question de l'autonomie du Tibet;
-l'ouverture d'une enquête internationale pour faire la lumière sur les évènements récents;
-l'accès de tout le Tibet aux journalistes internationaux et aux observateurs indépendants;
-l'envoi d'une mission humanitaire pour les manifestants blessés, privés de soins;
-le soutien actif à la langue et à la culture des Tibétains et des autres "nationalités minoritaires" menacées par une sinisation galopante;
-la limitation des migrations de population chinoise en zones ethniques minoritaires (rappel: 6 millions de Tibétains pour 1,2 milliards de Chinois en Chine);
-le respect des droits humains fondamentaux pour tous les citoyens Chinois: liberté d'expression, de culte, d'opinion, accès libre à l'information, droit à une justice indépendante et équitable, application des conventions internationales en droit du travail.
Demain il sera trop tard, nous pouvons encore agir. Voilà pourquoi nous, de simples citoyens dans un pays libre, avons décidé de nous faire entendre et de parler à la place de ceux qui ne le peuvent pas!
Nous voulons parler au nom des peuples opprimés par cette dictature (Chinois, Tibétains, Ouïgours...)!