Quatorze personnes qui manifestaient mercredi 30 juillet en fin d'après-midi devant les locaux de la compagnie Air China à Paris (VIIIe) ont été conduites au commissariat pour vérification d'identité puis relâchées.
Une vingtaine de manifestants du collectif Ré-Actions Citoyennes se sont réunis vers 16H30 devant l'agence de la compagnie Air China, boulevard Malesherbes (VIIIe), l'un des sponsors des Jeux Olympiques qui s'ouvrent le 8 août à Pékin, tentant d'occuper les locaux, un scénario ayant été mis en place dans lequel une simple famille souhaitait partir en Chine, et notamment au Tibet, afin de vérifier les informations d’un prospectus qu’ils avaient amené. Cette publicité ventait les massacres et les tortures réalisés par le Gouvernement Chinois.
Après seulement quelques minutes, la police a délogé les manifestants, non sans une utilisation démesurée de la force. Ils ont alors déployé à l'extérieur des drapeaux tibétains, des banderoles et des affichettes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Air China sponsor officiel des Jeux olympiques de la honte". xml:namespace prefix = o />
Le collectif refuse "l'association des idéaux olympiques à ces jeux 2008 de la honte" et condamne "les gouvernements pleutres et complices qui privilégient les rapports commerciaux et financiers au détriment de la liberté et de la justice".
Enfin il demande "aux gouvernements et sportifs" de les rejoindre "et de montrer au gouvernement chinois force et détermination pour faire appliquer les idéaux olympiques".
Après cette démonstration, vite écartée de la devanture de la boutique, 14 des manifestants ont été embarqués et conduits dans un commissariat du XVIIIe arrondissement, afin d’y subir un contrôle d’identité prolongé. Ils ont été relâchés après quelques heures, sans aucune garde à vue et en ayant récupéré leurs drapeaux tibétains et banderoles, réquisitionnés lors de l’interpellation.
Aucune plainte de la part d’Air China n’a été déposée contre le collectif.
Le combat continue, la liste des sponsors et des complices des horreurs commises en Chine et au Tibet est malheureusement longue.