Adidas Champs Elysées
2ème Action contre ADIDAS, cette fois sur la boutique des Champs Elysées
Tractage, occupation des lieux avec banderoles et pancartes, simulacres d'exécutions de moines et d'opposants au régime, le sang (fait de gouache à l'eau bien sûr) a coulé sur le sol de l'équipementier pour lui rappeler que la réalité n'est pas qu'économique et que des milliers de gens meurent avec leur complicité.
Alors que les actions précédentes avaient vu le personnel de sécurité et le personnel de rayon plutôt réagir positivement aux envahissements pacifiques, le scénario des Champs Elysées a tourné à la violence physique et verbale.
Après une mise en place dans le calme et un début d'action sereine (le scénario d'exécution de moines et d’opposants à l'entrée de la boutique se passe bien, les banderoles sont déployées et le tractage commence dans le magasin), 3 employés du magasin commencent alors à insulter les militants et à les bousculer, 2 membres de la sécurité expulsent des journalistes notamment un qui est proprement balancé hors du magasin.
Une militante tenant une banderole est alors mise au sol alors que sa banderole est arrachée, une autre menacée verbalement et bousculée. Le rappel de la présence des caméras et appareils photos à l'ensemble du personnel sur place ramène le calme et le responsable de la sécurité intervient pour rappeler que le personnel n'a aucunement le droit de violenter les manifestants.
Dans la seconde qui a suivi, et sans explication, alors que le dialogue s'installe enfin, les grilles du magasin sont fermées et les militants sont séquestrés pendant presque une heure sans raison dans le magasin, sans contact avec l'extérieur, même la police était bloquée dehors.
Certains membres du personnel se chargeront alors de continuer les insultes, les menaces et de mettre la musique au plus fort pour couvrir les slogans des militants séquestrés.
Il faudra que la directrice du magasin se déplace de chez elle pour rappeler les procédures et négocier des termes à la fin de notre action.
Ayant récupéré notre banderole et autorisé à sortir par la grande porte, c'est sous les acclamations des passants et des militants restés dehors que le groupe termina une action rondement menée.
Toujours dans le calme et la non-violence, le groupe des citoyens militants rappellera encore à tous les acteurs des Jeux Olympiques de la honte (sponsors, officines olympiques et gouvernementales entre autre) le rôle de fossoyeur des droits de l'homme qu'ils jouent en participant aux J.O.:
-Rappeler les profits honteux faits sur la souffrance humaine
-Rappeler les horreurs de l'occupation du Tibet par la Chine
-Rappeler le sort funeste de tous les opposants exécutés ou emprisonnés
-Rappeler enfin que le silence rend complice et que c'est notre devoir de citoyen d'agir pour ceux qui ne le peuvent pas.